SVE

« SVE », Un projet qui permet de se projeter!!

10482563_1486279844963107_7872577642582382160_n

Il y a quelque mois, Emilie a décidé de suivre les petites pulsions que tout le monde a ; ces rayons de soleil dont on rêve quand on voit le temps pourri sur notre ville, la bougeotte qui nous prend quand notre boss passe contrôler que nous sommes bien assis devant notre écran, le vent de mer qu’on voudrait sentir dans nos cheveux à la place de la rafale d’air sec du métro….

Emilie a donc quitté la région du Languedoc-Roussillon pour partir en Service Volontaire Européen ; pour les prochains 12 mois, elle a élu la petite ville de Ribadavia, en Galicie espagnole, comme sa maison d’adoption.

Dans un nouvel environnement, pas immédiatement ouvert au multi-nationalisme, elle s’est retrouvée avec des amies d’origines encore plus loin que la sienne, mais avec qui elle a franchi encore plus de frontières que la seule espagnole. Parmi les voyages (Portugal, Mallorque et Espagne en général, Londres, et bientôt le Maroc) et les activités « récréatives » (être volontaire dans un festival de ciné au Portugal ; créer une page facebook sur la photo ; faire les vendanges ; cuisiner comme des folles), Emilie a aussi continué a développer sa capacité de projection qu’elle avait commencé à mettre en pratique en programmant son SVE.

Il y a quelque semaines, elle et ses collègues ont déposé un projet sur le sport et la santé; elle participe à toutes les activités de l’association où elle est volontaire, et à la fin du mois elle prendra des classes d’infographie (création d’images avec des outils informatiques).

Le SVE est pour elle et pour des centaines d’autre jeunes une possibilité de s’engager dans ses passions et de conjuguer, à la découvert de cultures différentes, la découvert de soi-même.

« SVE : Mettez vous à l’épreuve ! » témoignage de Stéfany Perrin 

image002
Le SVE (Service Volontaire Européen) fut pour moi l’opportunité de me tester dans un autre domaine que celui pour lequel je me destinais professionnellement. Dans mon cas, ce fut l’occasion d’observer comment j’allais vivre une expérience professionnelle en rapport avec les enfants. Ces douze mois passés à leur côté m’ont permis de les comprendre pleinement et m’ont fait développer certaines qualités comme la patience et la créativité.

Pour moi le SVE va plus loin qu’une année ordinaire passée à l’étranger (avec tous les avantages qu’on lui connait déjà comme la découverte d’une nouvelle culture, d’une nouvelle langue, le dépassement de soi, etc…) puisqu’il nous donne l’opportunité de découvrir d’autres activités professionnelles tout en nous donnant du fait de notre position de volontaire beaucoup de temps à la réflexion !

Alors jetez vous à l’eau et n’ayez pas peur d’expérimenter ! 🙂

Stéfany Perrin, 12 mois à Hanovre dans un jardin d’enfants (septembre 2013 – août 2014)image001

Blog de Mehdi et Alexis, en Service Volontaire Européen à Tarnow, Pologne

N’hésitez pas à consulter le blog créé par deux jeunes Dijonnais, Mehdi et Alexis, dans le cadre de leur projet SVE sur les thèmes des médias et de la photographie au sein de la fondation Inicjatyw Twórczych à Tarnow, près de Cracovie.

http://fitevstarnow.wordpress.com/author/fitevstarnow/

Récit de Sandrine, en Service Volontaire Européen à Zugdidi, Géorgie

Cela fait deux mois que je suis en SVE dans l’association Merkuri, ouverte à tous nos possibles et heureusement parce que sinon nous (nous sommes 3 volontaires en SVE, une Française, une Tchèque et une Polonaise) n’avons pas de place définie. Du coup on jette nos idées en vrac et même si l’acceptation rencontre des hauts et des bas, c’est quand même oui au final dans la majeure partie des cas. On s’investit ici, au niveau local (elles sont plutôt engagées dans des projets issus de fonds internationaux et peu habituées à travailler sans gros fonds sur une petite échelle). Et ça donne : club de français et d’allemand, jeu en anglais, “Kino night” in english, Vishigrad project pour mes co-volontaires, jeu en français, “Volunteers’ nest”, court-métrage pour un projet arménien, organisation d’un événement pour les “16 days against domestic violence”, projet de foyer de jeunes, projet d’événement avec tous les volontaires de Zugdidi (nous sommes 10 environ)… Projet Projet Projet, il y a tout à inventer !

Kino night
kino_afternoon

Zugdidi fait comme elle peut pour essayer d’être une ville mais ça ne marche pas très bien : on a vite fait le tour des 3 bars et de la ville. De fête, que nenni ! De mélange de genre, que nenni ! Petite ville inanimée (bon j’exagère un peu) et conservatrice où très peu de monde parle anglais, et pour cause, si tu parles anglais, c’est qu’t’es un bon, donc tu pars pour Tbilissi ou l’étranger. L’émigration étant une vraie réalité qui rend tristes les perspectives d’avenir au local pour les jeunots. Mais Zugdidi reste une ville avec ses restes d’Urss public et ses bâtiments qui tombent en ruines, mais ouverts à tous comme un énorme théâtre qui ne fonctionne pas souvent, un autre petit théâtre qui accueille mes cours de danse traditionnelle géorgienne, un cinéma abandonné mais qui ne demande qu’à être réactivé, deux petites universités…

Ecritures géorgiennes
Photo-0001

Bref la vie suit son cours, plutôt appréciable. La famille accueille comme elle peut et je redécouvre les “joies” de l’adolescence des deux frangines anglophones. Pas toujours évident de comprendre ce qui se passe là-dedans ! Les week-ends ne se ressemblent pas, en profitant pour s’escapader vers Tbilissi, Kutaisi, Borjomi, la Mer Noire et toutes ces destinations exotiques (qui, je suis sûre, n’existaient pas il y a deux secondes dans vos caboches, parce que, d’abord, c’est où la Géorgie?) Alors voilà impossible de ne pas apprendre de soi, des situations et des autres, le cerveau reste en éveil, essayant de démêler le géorgien si nécessaire pour communiquer mais si compliqué. Entre les rencontres et les découvertes, les promenades et le marchoutka (mini bus), les projets et les mises en réel, ici ou ailleurs, je voyage et grandis.

Borjomi
P1000903

Aurélie, en Service Volontaire Européen à Tranemo, au sud de la Suède
Nous sommes en train de travailler sur un projet vidéo à Limmared (à environ 5 km de Tranemo) dans une verrerie qui est en même temps salle d’exposition et café. Nous avons fait des interviews avec les personnes qui y travaillent pour les mettre ensuite sur le site web. Nous avons aussi filmé leur travail ainsi que l’exposition actuelle sur les habits traditionnels lettons.

aurelie

Nous travaillons également sur le site web de Kulturskola. Nous sommes en train de filmer et de prendre en photo le travail des professeurs afin d’actualiser leur site web et leur page Facebook.

Nous avons aussi construit des petits bateaux en bois dans une menuiserie pour la fête de Toussaint le 1er novembre. En effet les gens pouvaient acheter ces bateaux pour ensuite allumer la bougie en leur centre et les mettre à l’eau une fois le jour tombé. La recette de la vente a été donnée à une association qui récolte des fonds pour la recherche sur le cancer.

DSCN3050

Sabrine, en Service Volontaire Européen à Altamura (Italie)

Je m’appelle Sabrine M’NEJA, j’habite à Lyon en France. Je suis venue pour un mois de Service Volontaire Européen. J’ai eu une bonne expérience en Italie et j’y ai rencontré beaucoup de volontaires qui viennent de beaucoup de pays.

Accueil des volontaires dans les locaux de l'association LINK

Accueil des volontaires dans les locaux de l’association LINK

On a fait beaucoup d’activités comme par exemple planter et arroser des légumes à la campagne ou participer au festival de jazz à Matera (voir photo ci-dessous).

Une activité lors du SVE : l'aode à l'organisation d'un festival de jazz

Pendant ce mois, j’ai eu l’occasion de m’améliorer en anglais et en italien. Les gens à Altamura sont très sympas et serviables et c’est cela qui va me manquer à mon retour en France. L’Italie est un très joli pays et j’ai eu la possibilité de visiter Capri mais aussi Rome où j’ai pu visiter tous les monuments que j’ai tant souhaité voir ces dernières années (le Colisée, la Fontaine de Trevi, le Panthéon et la place d’Espagne). Bien entendu, une demi-journée n’est pas suffisante pour visiter tout Rome.

Visite du village de Matera

Visite du village de Matera

Le Service Volontaire Européen a été une opportunité pour moi car cela m’a permis de voyager à l’étranger, et j’espère avoir la possibilité de refaire cette expérience !

« Je souhaite à tout le monde de vivre une expérience aussi intense et enrichissante ! » , Océane parle de son SVE sur l’île de Samos, en Grèce

Je m’appelle Océane, je suis originaire de Montpellier et je viens de terminer mon SVE de 9 mois sur l’île de Samos, en Grèce.

Image

L’association pour laquelle j’ai travaillé se nomme « Archipelagos ». C’est une ONG dont les activités concernent la protection de l’environnement dans des domaines très variés et à différents nivaux. Leur principale manière d’agir est de collecter des données scientifiques qu’ils puissent ensuite exploiter pour proposer des solutions de conservation ou pour influer sur des décisions politiques (lois sur la pêche, zones protégées…). Une grande partie de leur action consiste également à sensibiliser le grand public à la biodiversité et à différents problèmes environnementaux.

C’était une expérience fantastique et après 1 mois passés en France, une partie de mon esprit est encore à Samos…Pourtant, tout n’a pas été facile, les premiers temps ont été particulièrement durs.

En effet Archiplagos bénéficie de très peu de moyen et de personnel, et les deux responsables éprouvent beaucoup de difficultés à coordonner une équipe constituée uniquement de volontaires. Les attentes étaient floues ou inadaptées à mes connaissances et compétences, il m’était difficile de comprendre quelles initiatives je pouvais prendre, et j’avais l’impression de stagner.

Image

Heureusement, une relation exceptionnelle s’est développée dans l’équipe de volontaires. Cette excellente entente ainsi que les aides extérieures comme celle des formateurs lors des Séminaires SVE, ont permis à tous de conserver un esprit positif et créatif.

Petit à petit avec l’aide des autres volontaires, j’ai donc pu orienter mes activités vers des tâches qui me tenaient à cœur et mettre en place mes propres projets de manière plus indépendante vis-à-vis de mes superviseurs. Les derniers mois ont été bien remplis et je suis partie avec regret en me disant qu’il restait encore tant à faire !

Si j’explique tout ceci c’est pour dire que, bien qu’étant très cadré, le SVE est avant tout une expérience dont on doit être acteur. Et c’est de cette manière à mon avis que l’on apprend le plus.

Image

Quelques actions auxquelles j’ai participé :

Mon projet principal s’est concentré sur un ancien marais salant, officiellement protégé, mais ne bénéficiant d’aucune mesure de conservation dans la pratique.

Il a fallu réfléchir à la mise en place d’un suivi à long terme de la zone dans son ensemble : définir les différents paramètres qui devaient être étudiés et par quelle méthodologie, collecter les données…

Un autre volet du projet a consisté à mettre en valeur la zone aux yeux du public : nous avons créé des posters pour un sentier pédagogique, des flyers, un groupe facebook.

Intéressée par l’éducation à l’environnement j’ai également rédigé des fiches de jeux liés à la nature, je suis intervenue dans deux classes et j’ai organisé 2 sorties de terrain avec des élèves.

Image

Au final, je suis fière du travail que j’ai pu accomplir, mais le mieux et ce qui me manque le plus, c’est toute la vie quotidienne à Samos.

L’ile est superbe, l’état d’esprit grec et plus spécifiquement insulaire, est sécurisant, relaxant…

Même si habiter sur mon lieu de travail relevait parfois du challenge, vivre en communauté avec 10 à 40 volontaires de différentes nationalités était exceptionnel. Le choc culturel peut être surprenant mais tellement enrichissant ! Ceux d’entre nous qui avons passé l’hiver ensemble somment une vraie famille !

Image

D’ailleurs si j’arrête maintenant d’écrire cet article c’est parce c’est bientôt l’heure de mon rendez vous Skype avec la Grèce…

En tout cas, je souhaite à tout le monde de vivre une expérience aussi intense et enrichissante.

Qu’est-ce qu’un séminaire d’arrivée SVE dans le pays d’accueil ? Romain nous en parle

Je reviens du premier séminaire SVE, une formation de quelques jours destinée aux nouveaux arrivants dans le pays d’accueil. Soit une manière intéressante de pouvoir partager son expérience ainsi que les premiers ressentis. Cela permet de se faire une idée sur les différents projets existants à travers tout le pays, et d’en apprendre davantage sur la culture nationale et celle des autres volontaires, donc vraiment très enrichissant!

Une atmosphère enjouée est garantie grâce aux formateurs qui nous dispense un enseignement ludique et instructif, et nous font participer à des activités de façon créative. C’est également intéressant si l’on a des questions au sujet de notre SVE ou concernant d’autres aspects comme les lieux à visiter, les transports nationaux, les coutumes etc.

Le fait d’être dans la même situation que les autres participants – c’est-à-dire un nouvel arrivant en terre inconnue – est à la fois rassurant et propice à créer des liens forts malgré la durée limitée du séjour. Dans mon cas, nous nous sommes retrouvés à Varsovie avec une vingtaine de volontaires venus des 4 coins de la Pologne. Durant la journée nous faisions connaissance de manière plus ou moins formelle à travers les activités collectives, et après le dîner on était libre de faire ce que bon nous semble. Ainsi, on pouvait profiter de la musique et des lumières de la ville pour décompresser et se découvrir autrement.Image

Découvrez les activités quotidiennes d’une volontaire SVE en Allemagne

Eléonore, volontaire SVE en Allemagne, partage son expérience :

« Je suis actuellement volontaire européenne en Allemagne, plus précisément à Hanovre pour un contrat de 10 mois. Je travaille dans une crèche franco-allemande qui porte le nom de « Les petits gaulois ». Cette crèche accueille des enfants issus de familles franco-allemandes. Toute l’équipe travaille en français et s’adresse aux enfants également dans cette langue. Ceci permet une immersion dans la culture française en parallèle de l’environnement extérieur qui lui est allemand.

Voici une journée type à la crèche:

Accueil :

Entre 8h00 et 8h45 pendant la phase d’accueil, les enfants peuvent jouer librement et dire au revoir à leurs parents à leur rythme. Les enfants prennent leur petit-déjeuner au fur et à mesure de leur arrivée, sauf le lundi où celui-ci est pris en commun à 09 :00. Cela permet aussi d’encourager la communication entre les enfants.

Cercle du matin :

Vers 9h00 pendant environ 20 minutes les enfants et les éducatrices s’assoient ensemble en rond se disent bonjour, chantent, racontent des comptines.

Activités :

Vers 9h30 phase d’activités de deux heures environ: Jeux libres, activités, sortie sur un terrain de jeu à proximité, promenade, sport …. Pendant cette phase, l’équipe pédagogique réagit en fonction des besoins des enfants et de chaque situation.

Midi :

Vers 11h30 les enfants et l’équipe prennent ensemble le repas de midi. Puis les enfants font leur toilette, se brossent les dents, sont langés ou vont aux toilettes avant la sieste. C’est un moment important et privilégié pour l’apprentissage de la propreté.

Sieste :

12h30 – 14h30 les enfants peuvent dormir deux heures. Les enfants qui ne font que de courtes siestes participent à une phase de repos où on leur propose des activités calmes: pâte à modeler, peinture, puzzles, livres d’images… Les enfants rejoignent ces activités au fur et à mesure de leur réveil.

Goûter/ Départ :

À partir de 14h15 les enfants prennent un petit encas composé de fruits bio de saison après la sieste. Les parents viennent chercher leurs petits gaulois au plus tard à 15:00.

Mon rôle dans ce volontariat est de participer au projet pédagogique avec les éducatrices : propositions d’activités pédagogiques (ateliers peinture, exercices de motricité), animation (lecture d’histoire, ronde du matin) et surveillance pendant la sieste.

Dès le début de mon volontariat j’ai été très bien accueillie par ma tutrice et par mon équipe. Je me sens parfaitement intégrée dans cette association qui a su me faire confiance. Je travaille 35H par semaine. Je suis également des cours intensifs en Allemand. Ces cours ont facilité mon parcours ainsi que ma vie en Allemagne. Je peux ainsi m’exprimer en Allemand dans ma vie quotidienne et notamment avec mes colocataires qui sont de nationalité allemande. Cette expérience a favorisé l’apprentissage de la langue allemande. Je ne retire que du positif de cette expérience, des acquisitions linguistiques et culturelles.

La rencontre avec d’autres volontaires a rendu plus simple mes différents voyages dans toute l’Allemagne. J’ai profité de ce SVE pour voyager et connaître davantage mon pays d’accueil. J’ai constaté une très grande solidarité parmi les volontaires.

D’un point de vue personnel je me sens plus ouverte et consciente des enjeux de la construction européenne grâce aux séminaires effectués avec d’autres volontaires européens issus de toute l’Europe (union européenne et espace économique européen). »

Marianne, jeune volontaire de Nîmes, raconte son SVE en Hongrie

Je m’appelle Marianne, je viens de Nîmes et j’effectue actuellement mon SVE en Hongrie, dans la capitale Budapest. Mon projet dure un an, il a commencé en septembre et c’est donc dans 4 mois qu’il terminera en toute logique.

Image

Je travaille ici pour une association nommée Messzelato, en hongrois « jumelles ». L’idée étant d’avoir une vision d’avenir, un nom donc assez représentatif de leurs activités: à savoir donner aux habitants des villes les moyens de vivre de manière plus durable, de se nourrir, de se déplacer et de penser d’une manière qui impacterait l’environnement le moins possible. Concrètement, cela se présente sous la forme de divers projets, comme le projet « 50 kilometers diéta », qui invite les adhérents à n’acheter que des produits étant cultivés ou élevés à maximum 50 kilomètres de leur lieu d’habitation. Ou encore d’organiser des ateliers pour apprendre à faire soi même son savon, son fromage, ses pâtes, ses produits cosmétiques ou encore son pain sans gluten.

Image

Messzelato participe également à toutes sortes d’évènements en partenariat avec d’autres organisations, le réseau alternatif et environment friendly étant très dense à Budapest.

Mon rôle est principalement de m’occuper de la promotion des évènements, de prendre des photos, de mettre à jour la page Facebook et le site Internet. J’organise également toutes les semaines un club de conversation en anglais pour les futurs participants au SVE, Messzelato étant également une association d’envoi. Je m’occupe également d’une parcelle de potager urbain, de participer à d’autres évènements cités plus hauts et d’organiser des randonnées régulièrement pour les membres de l’association.

Nous travaillons à 5 dans notre petit bureau, également là où nous accueillons les ateliers: notre coordinatrice, Tünde, sa collègue Kati, une stagiaire hongroise, Aliz et moi. Les choses n’ont pas toujours été au beau fixe entre Tünde et moi pour des raisons de communication et d’adaptation mais les choses se sont arrangés (comme quoi cette idée de « période nécessaire d’adaptation » n’est pas qu’une idée en l’air, c’est un vrai besoin, contrairement à ce que je pensais à mon arrivée). Maintenant que nous nous sommes habituées à travailler ensemble tout va très bien!

Image

La vie à Budapest est fantastique, c’est une ville très dynamique, cosmopolite et agréable. Cependant le climat politique est très délétère en Hongrie depuis quelques années et cela se ressent énormément sur la vie quotidienne et le moral des Hongrois, déjà pas très optimistes de nature. Le chômage est ici exponentiel et l’augmentation explosive d’associations comme la mienne est peut-être une tentative de réponse à cette situation: tenter de donner de l’espoir en un autre mode de vie possible.

Je n’ai pas eu le temps de trop voyager, même si j’aimerais beaucoup (le temps pourri jusque tard dans l’année n’a pas tellement aidé il faut dire) et j’espère avoir plus de temps pour visiter la Hongrie et les pays voisins! Grâce au séminaire de mi-séjour, j’ai pu voir le lac Balaton, le plus grand d’Europe (sous la neige, fin mars, certes mais tout de même) et partager toutes ces expériences avec des volontaires d’autres villes hongroises, ce qui a permis de se rendre compte de la diversité des expériences suivant les projets et les endroits. Je n’avais pas eu de séminaire d’arrivée malheureusement (il semblerait que l’argent nécessaire a disparu dans la nature mais ce ne sont peut-être que des rumeurs de mauvaise foi) mais j’ai d’autant plus apprécié ces quelques jours.

La plus grande partie de mon SVE est désormais derrière moi, c’est un cliché de dire avec la voix chevrotante que cela est vite passé mais c’est vrai. Mais je sais d’avance que cette dernière partie va filer à la vitesse de l’éclair.

Romain, volontaire SVE, partage son expérience en Pologne

Je ne m’imaginais pas vivre une telle expérience à 27 ans, je n’en suis qu’au début de mon SVE et pourtant le contenu est déjà si enrichissant. Il y a tant à apprendre, que ce soit au niveau professionnel, culturel ou tout simplement …humain!

Image

J’ai choisi de travailler dans une structure polonaise qui accueille des jeunes déficients mentaux et je dois bien dire qu’ici la différence n’est pas un problème, ni même un obstacle. Il serait plutôt question de mettre tous les moyens en œuvre afin de s’adapter au mieux au handicap de chacun.
En y réfléchissant bien, je pense que cet état d’esprit n’est pas seulement le crédo de l’équipe de travail que j’accompagne, mais bel et bien celui du concept SVE et de tous ceux qui ont l’honneur d’en faire partie. En effet, je pense que cette expérience permet non seulement le partage de connaissances – tous domaines confondus – mais elle apprend aussi la tolérance vis-à-vis de l’Autre, de l’étranger, de celui qui vit et voit les choses autrement que nous …ainsi, on fait bien plus que s’adapter : on apprend les uns des autres!

Image
J’ai moi même saisi l’occasion de devenir volontaire européen avant d’avoir une réelle attache professionnelle ou bien familiale en France. Cela me permet à la fois de faire un break, afin de prendre du recul et de réfléchir sur ma situation actuelle, mon parcours et mes aptitudes …et en même temps je le vois comme un tremplin vers l’avenir. Ainsi, mes objectifs évoluent au rythme de mon expérience en Pologne et cela m’aide à clarifier mes ambitions futures.

Image

Donc un seul conseil, n’attendez pas d’avoir 30 ans pour réaliser qu’il est trop tard pour profiter d’un tel projet de vie, d’une telle ouverture sur le monde …je pense sincèrement qu’il s’agit là d’une chance inestimable!

Image

Bénédicte, volontaire SVE au Portugal, partage son expérience

« Mon projet se déroule au sein de l’association ALEM (Associaçao de Literatura e mediaçao), et est coordonné par l’association Rota Jovem.

L’association ALEM est située dans le quartier d’Ajuda à Lisbonne et compte des bénévoles pour la plupart professeurs et enseignants retraités qui souhaitent s’impliquer dans l’éducation des plus jeunes en suivant les principes de l’éducation populaire et le modèle de Célestin Freynet notamment.

De mon côté, j’interviens dans trois écoles différentes: deux primaires et une maternelle. Dans une des écoles, mon rôle ne consiste qu’à appuyer les enseignants dans les activités manuelles telles que la réalisation de panneaux (corps humain, géographie…), les activités d’arts plastiques etc. Dans les deux autres, j’ai la liberté d’organiser mes propres ateliers: j’ai donc décidé de monter un projet de « musique non académique » avec les enfants.

Dans l’école maternelle, les ateliers sont principalement constitués de jeux impliquant l’écoute, le mouvement, le rythme, et de découverte instrumentale. Nous chantons des chansons en français et en portugais, le plus souvent des chansons mimées, je joue de la clarinette ou de la guitare, nous faisons des petits exercices avec des percussions (woodblocks, triangle, tambourin…). Dans cette école, aucun des enseignants et des assistants n’a de formation musicale : ce genre d’activité est donc totalement bienvenu (les enseignants participent eux aussi assez souvent aux activités que je propose!).

Dans l’école primaire, je fais deux types d’ateliers. Un premier en compagnie d’une autre volontaire espagnole, deux fois par semaine, qui consiste à lier la musique aux autres domaines artistiques: théâtre, arts plastiques, danse, écriture… Le groupe d’enfants que nous avons est assez turbulent et nous devons donc prendre cela en considération quand nous préparons les sessions: en général, nous commençons par une activité dynamique et ludique (l’activité la plus difficile, car c’est à ce moment là que les enfants sont les plus concentrés). Ensuite, nous essayons de toujours prévoir une activité assise, plus calme. Enfin, nous gardons toujours en réserve un jeu de relaxation au besoin. Nous avons organisé les séances pour chaque trimestre de cette manière (chaque trimestre, nous avons un groupe différent):
1. Faire de la musique avec son corps
2. Dessiner la musique
3. Bouger la musique
4. Mettre la musique en scène
5. Ecrire de la musique (paroles)
6. Composer de la musique

Le deuxième type d’atelier auquel je participe est un atelier de contes. Je travaille en collaboration avec une volontaire expérimentée de l’association qui lit des contes aux enfants, contes que j’illustre musicalement à la clarinette ou à la guitare. Il s’agit encore une fois d’une classe difficile, et la musique est très thérapeutique pour eux, relaxante: elle leur permet de se calmer et de se concentrer plus efficacement.
Enfin, dans cette école, j’interviens aussi dans une classe de soutien avec des collégiens anciens élèves de l’école qui viennent y faire leurs devoirs et monter des petits projets plastiques.

Dans l’école maternelle, à partir de janvier, je monterai un nouvel atelier « Il était un conte » avec les enfants de trois ans. Il s’agit de fabriquer un livre avec la classe, traitant de l’histoire du Petit Chaperon Rouge et dont chaque page sera illustrée par les enfants selon une technique d’art plastique différente.

Je prépare ces projets en général le jeudi matin que j’ai libre et le week-end.

En général, les écoles me laissent une certaine marge de manœuvre pour réaliser les projets que je veux monter, même si je dois bien sûr m’adapter à leurs besoins et leurs désirs.

Bénédicte »

Adrien, volontaire SVE en Serbie, parle de son projet de court-métrage

J’effectue mon SVE dans le sud de la Serbie, à Vranje, dans l’ONG Generator. C’est un centre culturel qui organise des événements pour les jeunes, afin de leurs donner l’envie d’entreprendre et de s’investir.

La situation est difficile dans le sud de la Serbie, il y a peu d’infrastructures, beaucoup de chomâge et la vie culturelle est très pauvre. Dans la ville où je suis, il y a plus de 80.000 habitants et cependant il n’y a aucun cinéma, les concerts sont rares et le seul théatre de la ville a brulé l’été dernier. Les gens de la ville ont peu d’occasions pour sortir de leur quotidien, cela affecte leur moral, en particulier celui des jeunes qui ne voient pas leur avenir dans la région. Ils sont rongés par l’ennui et par le manque de motivation.

J’y suis depuis début Octobre, et j’ai décidé d’organiser en collaboration avec de jeunes artistes Français, l’élaboration d’un court métrage qui aurait pour location la ville de Vranje et ses habitants. L’équipe de tournage est arrivée pour les vacances de Noël et nous avons attaqué le tournage le 26 décembre. Le court métrage en question parle de deux frères qui retournent dans leur pays natal car ils ont hérité de la maison familiale. Je n’entre pas dans les détails, vous le verrez sur Internet lors de sa sortie.

Le tournage a duré 6 jours, de nombreux habitants de Vranje ont participé en tant qu’acteurs dans ce film et nous avons aussi pu compter sur des fanfares locales. Leur soutien a été crucial pour la réalisation du film et nous avons pu partager une formidable expérience, les échanges ont été multiples et les locaux ont pris autant de plaisir que nous à participer au film.

Une fois la post-production du film terminée, je vais l’envoyer à tous les festivals de cinéma dans les Balkans afin de donner au court-métrage le plus de visibilité possible. Dans cette collaboration, beaucoup d’amitiés se sont formés et l’échange humain fût très fructueux.

Image

Image

Image

Image

Evélia, 21 ans, en SVE en Espagne depuis septembre 2012

Voici le témoignage d’Evélia suite à son séminaire SVE à l’arrivée :

Le séminaire de formation à l’arrivé permet de rencontrer des volontaires de toute l’Europe. Ensemble pendant une semaine au bord de la mer en Espagne, nous avons appris des montagnes de chose sur la culture, l’Europe, que faire en cas de problème, qui nous entoure pendant notre projet etc…et tout ça de manière ultra pédagogique!!
En bref, un bon moment que l’on n’oublie pas, surtout que le partage de culture était aussi au rendez-vous, pendant les ateliers, mais aussi en dehors!

Bony, Volontaire pour WWF en Grèce en 2012

Je suis actuellement en SVE en Grèce. Mon projet porte sur l’environnement et c’est ainsi que je participe activement à la surveillance de populations d’oiseaux tels que rapaces et vautours entre autres. J’apprends des choses tous les jours et à tous les niveaux : vivre ensemble avec nos différences, création de projets, culture, langues, environnement et plus encore !! Le SVE est une chance pour moi de vivre pendant une année dans un pays étranger et de m’ouvrir au monde ! Se retrouver ailleurs sans aucunes attaches, loin de ses racines pendant un an est une vraie chance pour apprendre et évoluer, ouvrir encore plus son esprit au monde!!

David, 26 ans, Saint-Priest, SVE d’un mois en Italie, Mars 2012

« Je suis parti en Italie pour aider l’entraîneur d’un club de foot dans les tâches quotidiennes . L’ambiance avec les jeunes a été super et j’y retournerai avec plaisir. Les jeunes m’ont tout de suite adopté !« 

Giovanni, 22 ans, SVE en Russie en 2012

Durant un échange universitaire en Allemagne lors de ma deuxième année de Licence LEA j’ai rencontré Vladimir, russe, qui deviendra par la suite un très bon ami. Alors qu’il me parlait souvent de son pays, je décidais d’aller lui rendre visite voilà 2 ans de cela, en 2010. Je suis directement tombé sous le charme de ce pays et des gens qui y vivent. En revenant à Montpellier un ami, Frédéric, me dit qu’il va partir un an au Danemark avec le SVE mais qu’il aurait aussi pu partir en Russie ! (Voir le post de Frédéric du 15 mai 2012). Dans ma tête ça a fait tout de suite tilt ! J’allais pendant ma dernière année universitaire chercher un projet en Russie et partirai pour un an là-bas avec Léo Lagrange une fois mon diplôme obtenu.

Je suis donc parti à Nijni Novgorod, grande ville sur le bord de la Volga, afin d’être assistant de langue dans une école car je pouvais y enseigner ma langue maternelle et d’autres langues étrangères. Cela a été une expérience extraordinaire car non seulement j’enseignais aux jeunes russes les langues mais eux m’enseignaient la leur ainsi que leur culture, un réel échange inattendu ! De plus, j’ai pu simplement en parlant avec les élèves promouvoir l’interculturalité et la tolérance avec ces jeunes qui n’ont pas l’habitude de discuter avec des étrangers en une autre langue que la leur.

J’ai rencontré des gens formidables venant de tous horizons et me suis fait de très bons amis russes et je m’y sens très à l’aise, tant et si bien qu’ayant trouvé un travail j’y reste encore un an de plus.

Vincent et Alexandre, 20 ans, SVE en Norvège en 2012

Je m’appelle Vincent, je suis originaire de Perpignan et je viens me perdre dans un petit village norvégien pour trois mois. Fjords somptueux et rivières torrentielles; le dépaysement est garanti. Je suis surpris par l’accueil très chaleureux que nous ont fait les norvégiens. Reste à savoir si trois mois suffiront pour connaître tous les recoins de cette vallée de Sunndalsora…

Photo d’un Fjord norvégien, Vincent, été 2012

Je m’appelle Alexandre, j’ai atterris dans un petit village au fin fond de la Norvège où l’atmosphère est vraiment agréable et les gens incroyablement accueillants. Je suis quelqu’un de sportif et l’endroit est parfait pour faire de longues randonnées et atteindre des points de vues exceptionnels, on se sent vraiment proche de la nature et de “l’essentiels”. On essaye ici d’apporter un maximum d’idées et d’enthousiasme pour que le centre se développe. Dommage que mon SVE ne dure que 3 mois

Anett, 30 ans, Hongrie, Volontaire Européenne en France en 2012

Voici le témoignage d’Anett, jeune hongroise de 30 ans, qui a effectué un SVE au Centre Méditerranéen d’Etudes Françaises (Cap d’Ail) de janvier à octobre 2012. Inter Echanges était sa structure coordinatrice.

Anna, Hongrie, 26 ans, Volontaire Européenne en France depuis septembre 2012

Voici le témoignage d’Anna, jeune hongroise de 26 ans, qui effectue un Service Volontaire Européen au Centre Méditerranéen d’Etudes Françaises (Cap d’Ail) depuis septembre 2012. Inter Echanges est son organisation coordinatrice.

Méghann, 23 ans, Quévert (22) – SVE au Monténégro en 2010

SVE au Monténégro auprès de l’organisme SVETIONIK avec pour mission d’initier les enfants à l’art et la culture.
J’avais envie de bousculer ma vie Rennaise, un peu trop bien rangée. J’ai contacté l’association Léo Lagrange car je savais qu’elle faisait partir des jeunes en Europe. Même avec mes petits moyens, Léo Lagrange m’a permis à moi aussi de vadrouiller en Europe et de découvrir de nouvelles cultures.

Là Bas, je vivais avec sept personnes, des polonais, des hongrois, des espagnols et d’autres français. Notre vie s’articulait autour de notre mission, et nous avions le sentiment de vivre quelque chose d’unique tous ensemble. Ceux qui ont croisé ma route, au Monténégro et dans les Balkans se comptent par centaines et je leur serais toujours reconnaissante pour ce qu’il m’ont apporté.

Revenir d’un SVE, à la vraie vie n’est pas facile, mais j’ai au moins dans le cœur, le souvenir d’une tranche de vie magique dans les Balkans. Avec l’immersion dans un pays étranger, les rencontres, l’apprentissage d’une nouvelle langue, les rapports humains…, on sort si riche d’un Service Volontaire Européen!

Frédéric : Service Volontaire Européen à Øhavets Smakkecenter, Danemark

Cette expérience du SVE m’a énormément aidé sur pleins de points. Premièrement, j’avais en tête depuis pas mal de temps, de partir à l’étranger, tout seul, pour pouvoir me prouver à moi-même que j’en étais capable. Capable de changer radicalement le quotidien, de partir loin des ami(e)s et de ma famille, capable d’apprendre une nouvelle langue, d’apprendre pleins de choses au contact d’une autre culture, peu importe laquelle, même si j’avais une préférence pour l’Angleterre et l’Irlande, au départ de mes recherches, pour un pays dans lequel je souhaitais effectuer un SVE.

J’ai finalement choisi le Danemark. Mon projet consistait principalement à entretenir des smakkejolle (des barques en bois) de construction artisanale typiquement danoises, sur une petite île appelée Strynø, dans la mer Baltique, dans un centre de loisirs marin du nom de Smakkecenter. Mon projet consistait aussi à entretenir le centre ; nettoyer le centre, gérer une petite boutique et un petit café, entretien de l’espace vert, expéditions en kayaks avec des classes d’enfants accompagnés de leur professeurs, stage de techniques de sauvetage en mer, emmener des animaux d’île en île avec un ferry et bien sûr, apprendre à naviguer avec les fameux dériveurs (les smakkejolle).

Ce projet m’a beaucoup aidé, dans le sens où j’ai beaucoup appris sur moi-même grâce à toutes les expériences que j’ai vécues, et surtout grâce à tous les ami(e)s internationaux que je me suis fait. Le début de l’expérience a été un peu chaotique. Je me suis retrouvé dans une première famille d’accueil avec laquelle le courant n’est pas passé. J’ai vécu chez eux pendant un mois, puis je suis allé vivre une dizaine de jours sur l’île ou je travaillais. Cette période m’a beaucoup fait réfléchir. C’était agréable de me retrouver quasiment tout seul sur cette île. J’ai dormi au centre dans lequel je travaillais. Une chance pour moi, j’ai rencontré une Allemande avec qui j’ai beaucoup discuté, qui m’a aidé et secoué parce que je n’allais pas très bien. Ensuite, j’ai retrouvé une famille d’accueil. Nous étions 7 en tout. Un couple, leurs 3 enfants, une jeune fille au pair mexicaine et moi. J’ai encore changé de famille après un mois passé avec eux, puis j’ai fini par trouver une nouvelle famille d’accueil. L’entente est passée d’entrée. J’ai adoré ces gens des les premiers moments ou j’ai fait leur connaissance. (J’avoue qu’écrire tout ça me rend beaucoup nostalgique).

Cette expérience m’a aidé parce que j’étais parti de la France pour fuir des problèmes personnels. Bien évidemment, tous ces problèmes ont refait surface une fois là-bas. Mais j’ai eu la chance de rencontrer de très bonnes personnes au Danemark, qui m’ont aidé et stabilisé, chacun à leur manière. Ma famille d’accueil surtout, puis des ami(e)s rencontrés au cours de chacun des séminaires SVE. Ces séminaires étaient vraiment de bons moments de partage et de respect envers les uns et les autres. C’était agréable de partager nos idées, de s’écouter chacun à tour de rôle, d’échanger nos visions du pays, les choses propres à la culture danoise que nous ne pouvions pas comprendre parfois. Durant ces séminaires, j’ai parfois été étonné par certaines personnalités ou cultures, mais c’est ce qui faisait tout l’intérêt de l’expérience. Créer en quelque sorte des chocs de culture à culture, pour aboutir à un échange respectif et humble. J’adorais ça, ce genre de moment de partage ; se retrouver autour d’un piano à 10, et de venir chacun d’un pays différent, de parler à des personnes qui venaient de pays dans lesquels je rêvais d’aller (et dont je rêve toujours). J’ai rencontré des personnes du monde entier, sans exagérer ; Du Wisconsin, de Pologne, Allemagne, Espagne, Italie, Turquie, d’Afrique, d’Argentine, d’Indonésie, d’Australie, de Roumanie, de Corée, de République Tchèque, etc…Cette expérience, d’un point de vue général, m’a appris à respecter profondément chaque culture, a essayé de balayer les stéréotypes des cultures qu’on croit connaître, alors que non en réalité. Ce qui me plaisait beaucoup aussi, c’était que ma famille d’accueil me faisait beaucoup voyager, m’apprenait énormément de choses sur le Danemark, les régions, la façon de parler, etc.. plein de petits détails qui rendent le quotidien agréable et toujours formateur. Un autre point qui me plaisait particulièrement, c’était le fait de travailler en plein air, s’occuper de l’espace vert, pouvoir faire du kayak après le travail, ou bien, quand on pouvait en faire avec ma collègue de travail. C’était vraiment génial. Le fait d’apprendre à naviguer aussi, de diriger le ferry en mer, avec les animaux qu’on transportait.

Si je devais recommander cette expérience à d’autres, je dirais qu’il faudrait qu’ils se lancent à 200% dans cette aventure qu’est le SVE selon le projet. Peu importe ce qu’ils laisseront derrière eux, que la famille et les ami(e)s les attendent… C’est le genre d’expérience qu’il faut tenter au moins une fois dans sa vie, pour s’enrichir, pour s’ouvrir l’esprit encore plus, même quand on croit déjà être assez ouvert d’esprit. Il y a toujours quelque chose de surprenant au quotidien, dans une expérience comme celle là, et rien que pour ça, ça vaut la peine de se lancer et de voir comment on peut revenir chez soi après un an… Il n’y a que du bon à prendre, même dans les moments de doutes, qui au final forgent le caractère bien plus qu’autre chose. Si je devais dire quelque chose à celles et ceux qui souhaiteraient effectuer un SVE, je leur dirais : « Lancez vous !

Guirec, 26 ans, Rennes, SVE de 6 mois en Allemagne en 2008

En 2008, après ma licence, je ne me voyais pas entrer dans la vie active avec si peu d’opportunités dans mon domaine professionnel. Par ailleurs, ma passion des voyages me donnait l’envie de réaliser un projet à l’étranger pour découvrir une autre culture, de nouvelles personnes, perfectionner mon anglais et réfléchir à mon avenir professionnel. Je me suis orienté vers la recherche d’un projet sur la thématique de la protection de l’environnement. Je me suis intéressé tout particulièrement aux pays nordiques. Après maintes recherches et plusieurs lettres de motivations envoyées, j’ai compris que les projets qui m’intéressaient prioritairement n’étaient plus accessibles. Je décidai alors d’élargir mes recherches sur l’ensemble de l’Europe. C’est alors que j’ai pu trouver un projet très attrayant : l’organisation d’un festival international d’étudiants sur les problématiques des changements climatiques, en Allemagne.

Se rendre dans un pays dont on ne connaît pas la langue n’est pas chose évidente. Toutefois, la maîtrise de l’anglais restait une des conditions présentée pour ce projet. 2 mois plus tard, en février 2010, je me suis donc rendu à Greifswald, une petite ville située à l’extrême Est de l’Allemagne, au bord de la mer Baltique.

Arrivé là-bas ce fut un dépaysement total. Une température extérieur de -20°c, 1,50m de neige, des congères, du vent… Je me suis retrouvé dans une collocation ‘’écolo’’, dans un logement chauffer avec un poêle à bois où la température ne dépassait que rarement les 13°c. Mes colocataires partageaient aussi un régime alimentaire particulier : Bio et végétarien ! La structure qui m’a accueilli est une association d’étudiants, avec des gens très ouverts d’esprit et plein d’initiatives pour faire bouger la ville et favoriser les rencontres intergénérationnelle. Cette structure propose notamment des « running dinner », des concerts, l’organisation de la « fête de la musique » et bien sûr, l’organisation de GrIStuF (Greifswald International Students Festival) où près de 250 étudiants des quatre coins du monde viennent débattre de questions liées aux changements climatiques, à la solidarité internationale, etc.

Cette riche expérience m’a permis de revenir totalement changé. J’ai fais de nombreuses rencontres. J’ai participé à des débats et j’ai pu améliorer mon anglais… en Allemagne. Je peux dire aussi que cette expérience m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement d’une association et m’a donné l’envie de m’investir pour les autres. De retour à Rennes, je me suis engagé dans l’association des étudiants Erasmus de Rennes pour continuer à vivre le coté international, tout en prolongeant mes études par un Master en économie de l’environnement.

Maël, Bretagne, 29 ans aujourd’hui, 21 au moment de mon départ en SVE en septembre 2004.

Parti en Lettonie en tant que jeune volontaire pendant 12 mois dans un orphelinat, mon expérience m’a permis de découvrir une culture différente, en ayant la possibilité de côtoyer chaque jour d’autres citoyens européens. Rien que pour cette découverte, qui revient dans tous les témoignages d’anciens volontaires que je côtoie, le SVE mérite qu’on s’y plonge. En outre, mon séjour a déterminé mon parcours personnel et professionnel, puisque je continue à travailler à l’étranger huit ans après, et cette première expérience à l’étranger est encore aujourd’hui celle qui m’a le plus marqué personnellement.

Mathieu, 29 ans, SVE en Allemagne en 2005.
Le SVE a été une grande chance dans mon parcours. Une magnifique année passée au service d’un festival international étudiant. Je conseille à tout jeune de prendre le temps de partir à la découverte du monde et de soi-même.

Retrouvez ci-joint le rapport de SVE de Mathieu : MATHIEU_RAPPORT SVE 2005

Un commentaire Add your own

  • 1. Mélanie, SVE à l'association URIBE COSTA en 1998  |  13 août 2015 à 15:38

    C’était le grand début de l’aventure du programme. Et j’ai eu raison de m’accrocher à cette brochure trouvée en salle d’attente de la MILO. Ce fut une expérience plus qu’enrichissante. Il y a un avant et un après. 18 ans se sont écoulés mais je suis toujours aussi émue quand je repense à ce voyage de la vie. Des rencontres phénoménales qui ont encore aujourd’hui un impact sur ma vie, y compris professionnelle. Je ne saurais jamais dire à quel point chaque personne rencontrée, côtoyée m’a apporté. Ce SVE a été pour moi un cadeau. J’encourage les personnes prêtes à s’engager dans un projet et auprès de personnes qui offrent leur accueil à sauter le pas. Je crois que ça ne s’explique pas, ça se vit!

    Réponse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


%d blogueurs aiment cette page :